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 Dominar Rygel (214) à envoyé un message le 28/02/2008 Cycle 3058-3-0
 Ce commandant posséde 20 systèmes solaires.
 Ce commandant dirige environ 272,38 milliards de personnes.

Extrait d'une thèse de fin de cycle d'un étudiant de la Corporation Hynérienne.




La Corporation Hynérienne est une corporation relativement jeune. Elle ne date pas de la colonisation de Septentrion mais de quelques cycles avant la propagation du virus extraterrestre. Elle réussi à prendre une place dominante suite à la catastrophe, alors que la plupart s’effondraient. Les dizaines de premiers cycles post-virus ont prouvé que plus qu’opportuniste, elle était capable de se maintenir et de croitre. Elle fut une des corporations majeurs de l’époque à l’échelle galactique, voir la plus performante, mais fut vite limitée par son refus ou son impossibilité politique de coloniser d’autres systèmes.


Elle est composée de cinq systèmes dominants, datant de la période pré-virus, et d’une dizaine de colonies. Ces colonies ont été acquises suite à de longues négociations puis finalement des accords avec l’unique alliance gurak : l’ATG. La Corporation Hynérienne n’aurait à ce cycle pas finit son développement, recevant encore de temps en temps des systèmes, et cherchant des contrats avec d’autres races pour s’étendre. Ses entreprises sont bien sur implantées sur bon nombre d’autres systèmes humains, mais sa force a été de réussir à conclure des contrats avec des entreprises extraterrestres, plus que n’importe quelle corporation, et ce grâce essentiellement à des actes politiques d’ouverture et d’indépendance face à la principale alliance humaine, l’UCE.


Nous ne détaillerons pas ici les colonies de cette corporation, qui sont économiquement et politiquement considérées comme des colonies, et qui ne représentent en rien des centres de décisions. Elles possèdent des structures politiques, économiques et sociales semblables, standardisées. Nous survolerons les structures des sociétés des cinq systèmes centraux pour en tirer un mode de fonctionnement de cette corporation atypique, et les contestations qu’elle rencontre.



I. Les colonies


Les colonies sont au nombre de dix en ce cinquante-sixième cycle post-virus. Acquises suites à des accords avec les tribus guraks dominantes, elles ont adoptées une structures de sociétés identiques basées à échelle macroscopique sur un anarchisme capitaliste, dont ses principales associations sont ensuite reliées à la Corporation Hynérienne selon un schéma d’autorité absolutiste, classique pour l’époque.


Les colonies ne possèdent donc aucun gouvernement, aucune structure publique. Chacun est libre de créer une association, de se grouper avec d’autres habitants, peu importe l’objectif. En pratique, la plupart des associations sont des entreprises marchandes, très hiérarchisées, où le propriétaire occupe la position centrale, engrangeant une part majeur des profits. Les associations sociales recueilles peu de succès, les individus étant dans une telle position de besoin que seuls ceux ne possédant rien sont prêts à partager leurs biens. Les entreprises dominantes n’ont pas de législations à respecter et peuvent ainsi administrer leurs employés comme bon leur semble tant qu’elles restent dominantes.


Le taux de chômage s’élève en moyenne à 30% après quelques cycles d’adaptation. Les contrats sont essentiellement à la journée. Le chômage et la retraite ne sont disponibles qu’aux quantiles très fortunés, tout comme la santé et les loisirs. Les entreprises arrivent à se maintenir malgré la paupérisation de la population grâce à l’exportation des biens et services produits. La direction de la Corporation Hynérienne intervient régulièrement dans les colonies, faussant les règles du marché et provoquant la grogne des patrons, pour assurer les besoins de première nécessité des populations, et acquérant ainsi une forte popularité dans la masse laborieuse.


La Corporation Hynérienne finance aussi un service public de télévision, un certain nombre d'école, soutient les grands journaux n’arrivant pas à équilibrer leur balance, et maintient une force de paix pour stabiliser les planètes et assurer un certain ordre, quand les associations de milice font défaut. Cet anarchisme capitaliste, se rapprochant fortement du libéralisme théorique, autre nom du capitalisme, n’est donc pas parfait. Les entreprises doivent aussi s’acquitter d’une taxe à partir d’un certain seuil de rentabilité, et les produits importés ou exportés font l’objet de frais de douanes, reversés eux aussi à la corporation.


Les colonies ont conservé leur dénomination pré-coloniale, tout comme la plupart des lieux. Parfois ils ont dû être légèrement adaptés aux langues humaines. La culture gurak a en partie subsisté, et les grands jours de fêtes humains ont été mélés aux dates marquantes guraks, suivant la région. Les colonies témoignent ainsi d’un certain respect des cultures locales. Tous les habitants sont égaux, humains comme extraterrestres, suivant leur capital.



II. Les cinq


Les cinq systèmes premiers et principaux de la Corporation Hynérienne sont à l’abri dans le brouillard de la zone humaine. Leurs coordonnées sont toutefois publiques, élément de toute manière difficile à masquer quand on ouvre ses capitaux à l’étranger. Leur nom, preuve d’un goût assez particulier des dirigeants de l’époque, sont : Nasdaq, Cac, Dow Jones, Hang Seng et Nikkei.


Ils possèdent une culture politique riche, incluant une grande diversité dans leurs structures. Les régions d’une même planète ne regroupent pas toujours les mêmes doctrines. Les régions fortes, comme une majorité, ont adoptées des structures en phase avec l’économie de marché, le capitalisme, les autres ne se montrant pas assez compétitive ou jugées trop extrêmes par la direction de la corporation et donc démantelées.


Nous pouvons ainsi observer une myriade de doctrines politiques. Certaines régions ont adoptées un anarchisme semblable aux colonies. D’autres sont des restes de République, alternant régulièrement entre deux parties idéologiquement proches. Quelques-unes possèdent un parti unique tel le conçoit la doctrine du dictateur Iovanechko. Beaucoup sont restées des dictatures, financées par les autres régions pour maintenir des zones de non-droit où l’économie peut se développer sans contrainte. On note aussi quelque régions monarchiques modernes, à l'exemple des monarchies électives, non-empreintes de théologie, à l’image de l’organisation pragmatique de la Corporation Hynérienne, ou alors de théocraties pures tolérées par la direction Hynérienne si elles ne remettent pas en cause les intérêts de la Corporation.


Si les Corporations humaines viennent de dépasser un millénaire de paix, il arrive fréquement, voir continuellement, que des régions entrent en guerre entres elles, au sein d’une même corporation. Celle-ci joue souvent le rôle de médiateur et permet de calmer les conflits. Mais les guerres représentent une importante manne de dynamisme économique, et les avancées militaires des régions favorisent aussi les avancées au niveau corporatiste. Beaucoup de ces conflits sont donc tolérés, voir encouragés.


Pour plus d’information sur les divers dogmes des Cinq, nous recommandons de consulter les annexes à venir dans la bibliothèque.



III. Corporation Hynérienne


Malgré toutes les disparités de ces régions, la Corporation Hynérienne impose certaines mesures, rarement contredites par les dirigeants en place car aussi dans leur intérêt propre. Les citoyens sont ainsi fichés, par une carte d’identité, leurs empreintes digitales, leur iris, leur adn, par leurs achats, leurs loisirs, leurs dépenses de santé, leur ordinateur personnel ou de travail, par implantation de puces, par surveillance satellite ou encore fichage des déplacements interplanétaires. Ceci afin de maintenir l’ordre établi, contenir les personnes tentées par le terrorisme, et prévenir les fraudes fiscales. Les entreprises tirent d'énormes bénéfices de ces banques de données, par un marketing redoutable.


La Corporation Hynérienne a pour rôle d’organiser les systèmes, de les stabiliser, d’ouvrir de nouveaux marchés à l’étranger, de débloquer des sources de capitales par des interventions sur le plan politique. Elle agit dans l’intérêt même des entreprises majeurs, tout en pouvant passer outre l’autorité de leurs propriétaires, assujettis à la Corporation, mais aux intérêts fondamentalement proches. La Corporation à une main-mise sur tout ce qui concerne le militaire, mais sous-traite toutes les tâches, ne possédant pas directement les entreprises. Elle s’occupe aussi d’organiser la recherche de pointe, finançant les laboratoires et la production de masse selon des prérogatives qu’elle fixe elle-même. Elle n’a pas besoin de trop s’implanter dans le capital des médias, domaine peu rentable, les grandes entreprises s’en occupant très bien, et partageant les mêmes intérêts, quand leurs dirigeants ne sont pas des proches.


Elle ne possède aucun pouvoir constitutionnalisé, mais possède une part d’actifs importante dans toutes les entreprises. Son pouvoir est admis de fait, et est acceptée comme dirigeante des systèmes pour tous ces moyens de pression qu’elle possède, pour sa participation dans les systèmes. Elle est en soit l’acteur majeur des systèmes, une corporation en situation de monopole, à qui presque tout appartient, et dont le pouvoir ne pourrait être contesté que par les quelques éléments extérieurs, économiquement écrasés, politiquement dérisoires, socialement soumis. Il n’y a pas de vie en dehors de la Corporation.


On lui relais inconsciemment tous les pouvoirs, l’harmonisation des capacités des systèmes la politique extérieur, la politique extérieur, la sécurité extérieur et intérieur, la négociation économique à grande échelle etc. La direction de la corporation est composée d’anciens grands entrepreneurs, arrivés à leur poste par talent, opportunisme ou copinage, assurant ainsi une stabilité et un esprit de corps à toute épreuve. Le corporation est gérée de façon très « pragmatique », représentant l’intérêt général des entreprises.


Seul le poste de Dominar autorise une certaine excentricité. Poste principal de la corporation, son détenteur possède un grand pouvoir. C’est un roi, un absolutiste. Peu de choses peuvent lui êtres refusées. Son autonomie lui permet une vision à plus long terme des intérêts généraux. Le Dominar est en place pour bon nombre de cycles, si ce n’est toute sa vie. Il assure et représente ainsi la stabilité de la Corporation. Il est respecté par les patrons comme par les simples habitants. C’est un icône que beaucoup partagent et contemplent, elle participe à souder la Corporation aux populations et aux entreprises. Même pendant les révoltes populaires le Dominar conserve son aura ; il n’est pas rare d’entendre : Si le Dominar savait… Ses erreurs, quand elles sont avérées, sont pardonnées, et on idolâtre son humanité. Sa vie est mise sur place publique, contrôlée par les médias qu’il dirige. Tout le monde connaît et aime le Dominar. Le Dominar peut connaître tous ses sujets.



IV. Les révoltes



Malgré toutes les sources de contrôle de la population, le fichage et les méthodes répressives, des grèves ou des émeutes populaires éclatent régulièrement. Elles sont souvent réorientées vers des conflits ethniques, religieux, d’intérêts, ou des conflits d’idéologies toutes acceptées par la Corporation. Mais ce n’est pas toujours le cas. Des habitants réclament parfois l’égalité, l’égalité économique, et toujours plus de libertés malgré celles déjà acquises. Dans les cas extrêmes, l’idéologie Iovanechkienne est appliquée par la Corporation Hynérienne pour assurer les besoins des populations pauvres et calmer les émeutes. La tyrannie visible de ce système politique permet de vite revenir à une politique plus en phase avec l’économie de marché, alors acclamée par la population.


Toutefois, des mouvements réclament la liberté des anarchismes de tout bord et l’égalité du communisme Iovanechkien. Heureusement minoritaires, ces mouvements restent les plus dangereux pour le système établi. La Coporation ne peut accepter des ilôts indépendants fonctionnant selon ces principes, sans devoir employer des lourds moyens pour contrer leurs probables succès économiques (cf entre autres : Etude de l’évolution de l’informatique et les influences de l’idéologie du libre ; par Sinul Dorvalt) et limiter leur propagation idéologique. Ils remettent directement en cause le pouvoir de la Corporation et toute l’organisation de la société en refusant toute autorité et en appelant à la responsabilisation et la mobilisation individuelle pour l’action collective. Ils sont aussi ceux qui se montrent les plus violents, et de loin les plus efficaces s’ils obtiennent assez de partisans, bien qu’ils aient tendance à se couper de la population de part leur radicalisme.


Les risques de voir de tels mouvements renverser le système corporatiste est quasi nul, de part les moyens utilisés pour les contrer, les dévier, les divisés. Mais si la Corporation laisse une région adopter ces pratiques, l’idéologie pourrait faire ses preuves et contaminer une part toujours plus importante de la population, d’autant qu’il est possible qu’elle soit économiquement plus efficace que le Corporatisme, se passant de beaucoup d’administrations, de concurrences autres qu’intellectuelles, de dépenses en répression et contrôle de la population. De nombreux doutent planent sur le financement de certains de ces mouvements par des intégristes Chrystaliens et Vel Naos, ce système politique se montrant plus écologique et pacifiste que l’actuel. Il devient indispensable de mobiliser les moyens nécessaires pour contrer l’émergence de ces idéologies, avant qu’elles ne se répandent, notamment en martelant les idées de sécurité interne, de menace des races extraterrestres et des corporations voyous, de régression économique et technologique que provoquerait cette idéologie, le chaos qui en découlerait, de pulsions naturelles violentes des êtres humains, de prédisposition à la paresse et l’idiotie de la masse, de sorte que l’on puisse se contenter de petites réformes symboliques en cas de soulèvement massif.



Derniere édition le 2008-02-28-15-20 par Corporation Hynérienne



Dominar Rygel, pour la Corporation Hynérienne
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