Date stellaire 3076-4-8
Page 1
Ce commandant posséde aucun système solaire.
Ce commandant dirige environ personne.
Un petit texte rapide pour illustrer le tour. Comme d'habitude, le fichier complet est disponible ici, néanmoins le texte est court et il n'y aura donc que deux posts.
Rhelm regardait Alpha, la capitale de Telsen d'un ?il furieux. Du haut de la tour du conseil, il dominait toute la citée, un ensemble impressionnant de gratte-ciels élancés aux formes délicates et à la variété étourdissante : ici, un groupe de fines aiguilles effleurant les nuages, là une tour spiralée comme la corne d'une des licornes mythiques des humains. Au premier plan, une série d'immeubles semblaient tout droit sorti des fonds marins tant ils ressemblaient à des coquillages tandis qu'au fond les différentes constructions s'interpénétraient tant que nul n'aurait su dire où commençait l'une et où finissait l'autre.
Mais Alpha avait connue bien des jours meilleurs : de lourds panaches de fumées noire s'élevaient un peu partout dans la citée, recouvrant la ville d'une chape sombre qui cachait la lumière rouge du soleil de Telsen. Partout on pouvait voir des ruines là où la veille encore se dressaient parcs et merveilles architecturale. Et au dessus de l'ensemble flottaient encore les vaisseaux de la MSP moron'santet, la septième flotte de conquête de la Marine Spatiale Planartiste, surveillant silencieusement la ville après y avoir déversé leur cargaison de mort. De temps à autre on entendait encore une rafale ou une explosion, seul signe que les combats n'étaient pas finis et qu'au c?ur des tours les troupes au sol éliminaient systématiquement toute résistance.
Pour détestable qu'il le trouvait, ce n'était pas le spectacle de la guerre qui dérangeait le Planartiseur. Au fil des conquêtes, l'idée qu'il existait des sacrifices nécessaires s'était peu à peu imposée à lui et s'il ne restait plus grand chose de son enthousiasme initiale à l'idée de diriger les flottes, il n'aurait échangé sa place contre aucune autre. Une froide détermination avait remplacée au fil du temps les idées héroïques que la guerre contre les cybérians lui avait inspirée. La conquête de mondes indépendants ne ressemblait en rien à un bataille épique contre l'abomination des formateurs de monde mais elle n'en était pas moins nécessaire à la survie du Clan. Et comme pour beaucoup de chrystaliens de cette nouvelle époque, les moyens avaient pour Rhelm perdu beaucoup d'importance quand cela touchait à la survie de la race et de ses idéaux.
Non, ce qui contrariait le Planartiseur au point d'avoir broyé le parapet de ses mains puissantes, c'était la moisissure verdâtre qui recouvrait tout. Jadis d'un blanc nacré, les constructions revêtaient désormais un vert sale du plus mauvais effet et des lambeaux pendants de fin films de micro-organismes agglomérés. L'atmosphère elle-même en était saturée, au point que dans certains endroits on évoluait à travers une brume plus grasse et plus colorée que celles des marécages les plus putrides qu'avaient visité Rhelm. Quand à l'odeur, sa présence semblait impossible à oublier : son acidité putride attaquait les gorges sensibles de la population Vel-Naos locale. Elle réussissait même à incommoder les chrystaliens de la force d'invasion?
Pourtant les observations menées depuis les télescopes de Kanatipul avaient montré une belle planète bleu et verte, tout à fait dans la lignée des mondes de type "terrestres", comme les désignaient les humains. Mais Kanatipul se trouvait à vingt-cinq années lumières de Telsen, et pendant ce quart de siècle prit par la lumière pour atteindre le Clan Planartiste, quelque chose était arrivé à l'ancienne colonie Vel-Naos qui avait coloré ses mers d'un brun sale et recouverts les terres de cette ignoble pellicule verdâtre.
Rhelm regardait Alpha, la capitale de Telsen d'un ?il furieux. Du haut de la tour du conseil, il dominait toute la citée, un ensemble impressionnant de gratte-ciels élancés aux formes délicates et à la variété étourdissante : ici, un groupe de fines aiguilles effleurant les nuages, là une tour spiralée comme la corne d'une des licornes mythiques des humains. Au premier plan, une série d'immeubles semblaient tout droit sorti des fonds marins tant ils ressemblaient à des coquillages tandis qu'au fond les différentes constructions s'interpénétraient tant que nul n'aurait su dire où commençait l'une et où finissait l'autre.
Mais Alpha avait connue bien des jours meilleurs : de lourds panaches de fumées noire s'élevaient un peu partout dans la citée, recouvrant la ville d'une chape sombre qui cachait la lumière rouge du soleil de Telsen. Partout on pouvait voir des ruines là où la veille encore se dressaient parcs et merveilles architecturale. Et au dessus de l'ensemble flottaient encore les vaisseaux de la MSP moron'santet, la septième flotte de conquête de la Marine Spatiale Planartiste, surveillant silencieusement la ville après y avoir déversé leur cargaison de mort. De temps à autre on entendait encore une rafale ou une explosion, seul signe que les combats n'étaient pas finis et qu'au c?ur des tours les troupes au sol éliminaient systématiquement toute résistance.
Pour détestable qu'il le trouvait, ce n'était pas le spectacle de la guerre qui dérangeait le Planartiseur. Au fil des conquêtes, l'idée qu'il existait des sacrifices nécessaires s'était peu à peu imposée à lui et s'il ne restait plus grand chose de son enthousiasme initiale à l'idée de diriger les flottes, il n'aurait échangé sa place contre aucune autre. Une froide détermination avait remplacée au fil du temps les idées héroïques que la guerre contre les cybérians lui avait inspirée. La conquête de mondes indépendants ne ressemblait en rien à un bataille épique contre l'abomination des formateurs de monde mais elle n'en était pas moins nécessaire à la survie du Clan. Et comme pour beaucoup de chrystaliens de cette nouvelle époque, les moyens avaient pour Rhelm perdu beaucoup d'importance quand cela touchait à la survie de la race et de ses idéaux.
Non, ce qui contrariait le Planartiseur au point d'avoir broyé le parapet de ses mains puissantes, c'était la moisissure verdâtre qui recouvrait tout. Jadis d'un blanc nacré, les constructions revêtaient désormais un vert sale du plus mauvais effet et des lambeaux pendants de fin films de micro-organismes agglomérés. L'atmosphère elle-même en était saturée, au point que dans certains endroits on évoluait à travers une brume plus grasse et plus colorée que celles des marécages les plus putrides qu'avaient visité Rhelm. Quand à l'odeur, sa présence semblait impossible à oublier : son acidité putride attaquait les gorges sensibles de la population Vel-Naos locale. Elle réussissait même à incommoder les chrystaliens de la force d'invasion?
Pourtant les observations menées depuis les télescopes de Kanatipul avaient montré une belle planète bleu et verte, tout à fait dans la lignée des mondes de type "terrestres", comme les désignaient les humains. Mais Kanatipul se trouvait à vingt-cinq années lumières de Telsen, et pendant ce quart de siècle prit par la lumière pour atteindre le Clan Planartiste, quelque chose était arrivé à l'ancienne colonie Vel-Naos qui avait coloré ses mers d'un brun sale et recouverts les terres de cette ignoble pellicule verdâtre.
| Le nomade ne se met pas en marche s'il n'a pas une Terre promise à laquelle rêver [Jacques Attali] |
Ce commandant posséde aucun système solaire.
Ce commandant dirige environ personne.
Du bruit derrière lui fit se retourner Rhelm. La porte de la cage d'escalier s'ouvrit et un petit groupe composé de cinq chrystaliens en armes et d'une dizaine de Vel-Naos en sortit. Ces derniers étaient épuisés par la longue ascension vers le sommet de la tour, à plus d'un kilomètre de hauteur. Vêtus de façon très variées comme il se doit, chacun portait néanmoins une grande écharpe blanche liserée de bleu : le conseil de Telsen reprenait péniblement son souffle.
"Nous? nous ne pouvions pas prendre l'ascenseur? Il est toujours en état de marche?", siffla l'un des notables entre deux halètements.
Un des soldats ricanna :
"Peut être que si vous l'aviez conçu un peu plus solide nous aurions pu monter dedans?"
Le Vel-Naos ne prit pas la peine de répondre, il était trop occupé à respirer. Certains commencèrent à tousser : faute de masque respiratoires, l'acidité de l'air s'en prenait à leurs bronches.
Rhelm vit signe à ses troupes de faire avancer les membres du Conseil vers lui. Sans ménagement aucun, les soldats s'exécutèrent. L'un des membres du Conseil s'écroula sous une incitation un peu vigoureuse à obéir promptement. Il se releva péniblement en gémissant. Un de ses collègues se dressa sur la pointe des pieds pour tenter de paraître moins petit face à son interlocuteur et invectiva le responsable :
"Mais! Mais cela suffit! Un minimum d'égard est attendu même dans une situation aussi déplorable que celle-ci, nous ne sommes pas des cybérians que diable!"
Le militaire grogna mais ne répondit pas, se contentant d'un coup d'?il interrogatif vers Rhelm. Ce dernier secoua la tête.
"Vous êtes déjà chanceux Conseiller, vous ne devriez pas pousser votre bonne étoile trop loin, elle risquerait de vous faire défaut?"
Cela ne calma pas le Vel-Naos, au contraire. En trois pas, de grandes enjambées bondissantes, presque des sauts, il fut devant le chrystalien bleu-argent.
"Chanceux? Vous nous envahissez sans crier gare, sans même négocier, avec tout juste un petit 'aucune résistance ne sera tolérée' avant de lâcher les premières bombes? Tomber sur des barbares pareils, je n'appel pas ça de la chance!"
Les autres membres du Conseil se lancèrent des regards inquiets : leur collègue n'allait-il pas trop loin?
"Et puis d'ailleurs qui êtes-vous?"
Rhelm serra les dents, prenant quelques instants pour se calmer. Une tâche difficile alors même qu'il voyait ses troupes se recouvrir d'un immonde dépôt verdâtre pour chaque minute passée à l'extérieur.
"Je suis le Planartiseur Rhelm, et si la septième flotte ne vous a pas complètement exterminé c'est grâce à ma grande? retenue?"
Le Vel-Naos ouvrit la bouche pour répliquer mais Rhelm ne lui en laissa pas le temps.
"? et si j'ai pris la peine de brider la juste fureur de mes troupes, c'est uniquement parce que j'ai besoin de réponses et qu'il me paraît plus rapide de les avoir de vive voix que de fouiller dans vos archives?"
Ce n'était pas tout à fait vrai, mais le Planartiseur n'était pas d'humeur à rassurer le Vel-Naos par des propos humanistes.
"Vous allez donc m'expliquer. De suite. Comment?"
Le chrystalien rugit littéralement les mots suivants.
"AVEZ-VOUS FAIT POUR RUINER TOUTE UNE PUTAIN DE BIOSPHERE EN SI PEU DE TEMPS!"
Un poing de cristal bleu s'écrasa sur le parapet de marbre, en arrachant de gros morceaux. Le Vel-Naos fait deux pas en arrière. Rhelm prit deux grandes respirations pour se calmer.
"Alors?"
"Hum?. Euh? Oui, certes, je suppose que vous êtes curieux de savoir ce qui c'est passé. Une tragédie vraiment, nous faisons tout notre possible pour corriger les choses, mais cela prend du temps vous savez. Nous avons bon espoir néanmoins et?"
"Les faits, Conseiller, les faits."
"Très bien. Très bien? Cela a commencé vers au cycle onze. Nos infrastructures se remettaient tout juste du Virus et un certain climat d'espoir s'était installé, comme au sortir de nombreuses guerres. Bref, nous subissions une sérieux pic de natalité qui semblait indiquer que nous aurions de grave problèmes de nourritures dans les années à venir, et puisque les mondes voisins n'était guère en meilleur état que le notre, il nous fallait trouver une solution en toute autarcie. Nous avons donc imaginé le projet Symbiote?"
Rhelm hocha la tête pour l'inciter à continuer.
"La végétation locale avait une rentabilité assez basse voyez-vous, et nous pensions pouvoir créer un micro-organisme capable de vivre en harmonie avec la plupart des plantes et capable d'améliorer significativement l'extraction de ressource du plant. Les cultures auraient alors été bien plus rentables et nous aurions pu produire facilement de quoi nourrir tout le monde."
"Et que c'est-il passé?"
"Les premiers résultats étaient encourageant, mais une souche de test a mutée. Elle est devenue autonome et avait de grandes capacités d'adaptation, elle était censé pouvoir se loger dans toutes les plantes vous savez. Enfin bref, nous ne savons toujours pas exactement dans quelle circonstance, mais elle a pu s'échapper du laboratoire. Le temps que nous réalisions ce qu'il s'était passé, on pouvait déjà la retrouver sur tout le continent. Un mois plus tard, des traces étaient identifiables partout dans le monde. Il ne lui fallut pas longtemps pour éliminer tout les autres végétaux, incapables de subsister face à sa concurrence agressive. Quand aux animaux, et bien faute de pouvoir la manger? Sans compter qu'une exposition prolongée endommage fortement les tissus."
Comme pour ponctuer son discours, le Vel-Naos eut une quinte de toux.
"D'ailleurs pourrait-on avoir des masques?"
"Plus tard. Et vous n'avez rien pu faire pour enrayer la propagation ou éliminer votre saloperie?"
"Dans les premiers mois, non, et après nous étions trop occupé à essayer de survivre. L'aliachie, c'est son nom, n'est pas plus comestible pour nous qu'elle ne l'était pour les créatures locales."
Rhelm se retourna lentement pour contempler une nouvelle fois la citée polluée.
"Gaïa? Comment allons-nous faire pour soigner cet enfant perdu?"
"Nous? nous ne pouvions pas prendre l'ascenseur? Il est toujours en état de marche?", siffla l'un des notables entre deux halètements.
Un des soldats ricanna :
"Peut être que si vous l'aviez conçu un peu plus solide nous aurions pu monter dedans?"
Le Vel-Naos ne prit pas la peine de répondre, il était trop occupé à respirer. Certains commencèrent à tousser : faute de masque respiratoires, l'acidité de l'air s'en prenait à leurs bronches.
Rhelm vit signe à ses troupes de faire avancer les membres du Conseil vers lui. Sans ménagement aucun, les soldats s'exécutèrent. L'un des membres du Conseil s'écroula sous une incitation un peu vigoureuse à obéir promptement. Il se releva péniblement en gémissant. Un de ses collègues se dressa sur la pointe des pieds pour tenter de paraître moins petit face à son interlocuteur et invectiva le responsable :
"Mais! Mais cela suffit! Un minimum d'égard est attendu même dans une situation aussi déplorable que celle-ci, nous ne sommes pas des cybérians que diable!"
Le militaire grogna mais ne répondit pas, se contentant d'un coup d'?il interrogatif vers Rhelm. Ce dernier secoua la tête.
"Vous êtes déjà chanceux Conseiller, vous ne devriez pas pousser votre bonne étoile trop loin, elle risquerait de vous faire défaut?"
Cela ne calma pas le Vel-Naos, au contraire. En trois pas, de grandes enjambées bondissantes, presque des sauts, il fut devant le chrystalien bleu-argent.
"Chanceux? Vous nous envahissez sans crier gare, sans même négocier, avec tout juste un petit 'aucune résistance ne sera tolérée' avant de lâcher les premières bombes? Tomber sur des barbares pareils, je n'appel pas ça de la chance!"
Les autres membres du Conseil se lancèrent des regards inquiets : leur collègue n'allait-il pas trop loin?
"Et puis d'ailleurs qui êtes-vous?"
Rhelm serra les dents, prenant quelques instants pour se calmer. Une tâche difficile alors même qu'il voyait ses troupes se recouvrir d'un immonde dépôt verdâtre pour chaque minute passée à l'extérieur.
"Je suis le Planartiseur Rhelm, et si la septième flotte ne vous a pas complètement exterminé c'est grâce à ma grande? retenue?"
Le Vel-Naos ouvrit la bouche pour répliquer mais Rhelm ne lui en laissa pas le temps.
"? et si j'ai pris la peine de brider la juste fureur de mes troupes, c'est uniquement parce que j'ai besoin de réponses et qu'il me paraît plus rapide de les avoir de vive voix que de fouiller dans vos archives?"
Ce n'était pas tout à fait vrai, mais le Planartiseur n'était pas d'humeur à rassurer le Vel-Naos par des propos humanistes.
"Vous allez donc m'expliquer. De suite. Comment?"
Le chrystalien rugit littéralement les mots suivants.
"AVEZ-VOUS FAIT POUR RUINER TOUTE UNE PUTAIN DE BIOSPHERE EN SI PEU DE TEMPS!"
Un poing de cristal bleu s'écrasa sur le parapet de marbre, en arrachant de gros morceaux. Le Vel-Naos fait deux pas en arrière. Rhelm prit deux grandes respirations pour se calmer.
"Alors?"
"Hum?. Euh? Oui, certes, je suppose que vous êtes curieux de savoir ce qui c'est passé. Une tragédie vraiment, nous faisons tout notre possible pour corriger les choses, mais cela prend du temps vous savez. Nous avons bon espoir néanmoins et?"
"Les faits, Conseiller, les faits."
"Très bien. Très bien? Cela a commencé vers au cycle onze. Nos infrastructures se remettaient tout juste du Virus et un certain climat d'espoir s'était installé, comme au sortir de nombreuses guerres. Bref, nous subissions une sérieux pic de natalité qui semblait indiquer que nous aurions de grave problèmes de nourritures dans les années à venir, et puisque les mondes voisins n'était guère en meilleur état que le notre, il nous fallait trouver une solution en toute autarcie. Nous avons donc imaginé le projet Symbiote?"
Rhelm hocha la tête pour l'inciter à continuer.
"La végétation locale avait une rentabilité assez basse voyez-vous, et nous pensions pouvoir créer un micro-organisme capable de vivre en harmonie avec la plupart des plantes et capable d'améliorer significativement l'extraction de ressource du plant. Les cultures auraient alors été bien plus rentables et nous aurions pu produire facilement de quoi nourrir tout le monde."
"Et que c'est-il passé?"
"Les premiers résultats étaient encourageant, mais une souche de test a mutée. Elle est devenue autonome et avait de grandes capacités d'adaptation, elle était censé pouvoir se loger dans toutes les plantes vous savez. Enfin bref, nous ne savons toujours pas exactement dans quelle circonstance, mais elle a pu s'échapper du laboratoire. Le temps que nous réalisions ce qu'il s'était passé, on pouvait déjà la retrouver sur tout le continent. Un mois plus tard, des traces étaient identifiables partout dans le monde. Il ne lui fallut pas longtemps pour éliminer tout les autres végétaux, incapables de subsister face à sa concurrence agressive. Quand aux animaux, et bien faute de pouvoir la manger? Sans compter qu'une exposition prolongée endommage fortement les tissus."
Comme pour ponctuer son discours, le Vel-Naos eut une quinte de toux.
"D'ailleurs pourrait-on avoir des masques?"
"Plus tard. Et vous n'avez rien pu faire pour enrayer la propagation ou éliminer votre saloperie?"
"Dans les premiers mois, non, et après nous étions trop occupé à essayer de survivre. L'aliachie, c'est son nom, n'est pas plus comestible pour nous qu'elle ne l'était pour les créatures locales."
Rhelm se retourna lentement pour contempler une nouvelle fois la citée polluée.
"Gaïa? Comment allons-nous faire pour soigner cet enfant perdu?"
| Le nomade ne se met pas en marche s'il n'a pas une Terre promise à laquelle rêver [Jacques Attali] |
Page 1