Date stellaire 3076-4-8
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Ce commandant posséde 34 systèmes solaires.
Ce commandant dirige environ 828,533 milliards de personnes.
L'air glacé soufflait au visage de Orkson. Son imposante carrure, plutôt grossière et asymétrique, offrait une résistance au vent qui n'était pas pour lui déplaire. Recrachant la tige de basalte qu'il mâchouillait consciencieusement depuis une solide demi-heure, il redressa la tête, attendant son collègue. En retard, comme d'habitude. Iktil n'avait jamais été foutu de se pointer à l'heure à un rendez-vous, quel que soit son importance. Et il y avait peu de chance pour qu'il fasse un effort supplémentaire pour une enquête qui ne mènerait, selon lui, probablement à rien.
Une barge flotta en soupirant près de lui, privilège d'un officiel quelconque qui n'avait pas à se coltiner les tunnels anti-grav pour se rendre à son travail. Enokr, capitale gelée de l'énorme glaçon qu'était Arkebuse, n'était pourtant pas particulièrement peuplée, Mais ici comme ailleurs, l'utilisation des barges étaient limitée au strict minimum. Afin de préserver l'environnement, selon la propagande officielle. Connerie, ouais ! Encore un moyen pour une poignée de privilégiés de pouvoir frimer au dépend de tout les piétons qui payent leurs salaires ...
Gruhmmm ... L'agacement l'avait fait sortir une nouvelle tige de basalte de son paquet, et il mastiquait avec application en attendant l'autre bleusaille, qui ne tarda pas à apparaître au détour d'une rue, trottinant avec plus ou moins de conviction afin de tenter de faire passer son retard, tout en sachant que c'était de toute façon peine perdue.
Prenant son air le plus contrit, celui qu'il affichait pour toutes ces occasions, il avança :
« Désolé, tu sais ce que c'est un plateau du tunnel était mal synchronisé, ça a foutu un bordel monstre, tu sais, pourtant, cette fois ci, j'avais tout fait pour être à l'... »
« Ok, laisse tomber, j'ai l'habitude » Orkson lâcha un long soupir, de ceux qui font partie d'une longue série qui n'est pas près de s'arrêter, et désigna le bâtiments devant lequel il poireautait :
« Bon, c'est là qu'on devrait avoir les réponses à nos questions. Enfin, si elles z'ont pas été effacée par ce fichu virus, bien sur ».
Le grand échalas qui lui servait de second en profita pour saisir la balle au vol :
« Heu, justement, est ce que ça vaut bien la peine ? Franchement, il y a peu de chances pour qu'on trouve ici à quoi servait ce champ de stases. Sans compter que bon, franchement, on s'en cogne un peu, non ? Après tout, qu'est ce que ça pouvait être, d'après toi ? Non, franchement, c'est un sac à emb... »
« Rho, la ferme, bleusaille »
Le pire, c'est qu'il était doué, ce Iktil, quand il voulait s'en donner la peine. Il n'avait pas son pareil pour dénicher l'aiguille dans la botte de foin, quand il s'y mettait. Le problème, c'est qu'il fallait souvent lui apporter cette botte à domicile. Et ça ne facilitait pas les choses. Sans compter qu'il avait autant d'intuition que cette foutue tige de basalte toute fraîche qu'il venait de sortir de son paquet. Mais bon, on ne pouvait pas tout avoir, hein. Déjà, il s'était trouvé un acolyte qui supportait son caractère, et il aurait pu tomber sur pire. Probablement. Enfin, c'est ce qu'il valait mieux croire, en tout cas.
« Bon, fiston, c'est pas tout ça, mais il va être temps de mériter la misère de salaire que l'administration nous paye. Allons voir d'où sort notre saligaud, et on saura peut-être ce qu'il nous mijote. ».
Derniere édition le 2007-03-14-17-59 par Arklolochaï
| "Si la pierre tombe sur l'oeuf, malheur à l'oeuf. Si l'oeuf tombe sur la pierre, malheur à l'oeuf." |


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Ce commandant dirige environ 828,533 milliards de personnes.
Ukilin se frayait péniblement un chemin à travers la jungle. Arkicho, planète aride balayé par des vents violents, n'abritait qu'une seule jungle, et il fallait que les fanatiques du mouvement « Genèse et Éradication » viennent s'y planquer. Normal. Il n'aurait plus manqué que sa mission soit facile, en plus. Le vieux baroudeur avançait lourdement à travers la végétation, l'eau dégoulinant des cimes lessivant au fur et à mesure les débris végétaux qui s'accrochait sur la lourde carapace qui recouvrait sa peau marbrée. Son équipement de survie, répartie de façon plus ou moins heureuse, ne réussissait au final qu'à l'encombrer un peu plus.
Il mis à profit la clairière qui s'ouvrait devant lui pour faire une pause. Plus de son age, ce genre d'ânerie. Mais il n'avait pas le choix. Ses supérieurs avaient été clair : si il tenait vraiment à s'accrocher à cette vieille histoire, il allait falloir explorer toutes les pistes. Y compris celle-ci. Même si ça ressemblait plus à une mise à l'écart, pour se débarrasser d'un agent trop fouineur, il devait admettre qu'il ne fallait laisser aucune option de côté. Après tout, ce vieux champ de stase dans lequel on avait retrouvé la cible était peut-être celui d'une congrégation religieuse. Peu probable, mais possible. Et puis, après tout, cette secte prônait elle aussi l'éradication de toute les espèces parasites pour retrouver la pureté de Gaïa. Sans déconner, tiens. Et puis après les parasites, les étrangers, puis les verts, les bleus et les rouges. Alors que bon, tout le monde savait que Gaïa était plus qu'un concept d'illuminé, mais une vraie planète, où nous retrouverons enfin nos origines ! Enfin bon, inutile de s'énerver pour si peu. Déjà, les retrouver, et espérer qu'ils aient des archives en état. Qu'ils croient tout ce qui peut leur plaire, tant qu'ils restent enterrés dans leur jungle.
Il replaça son bardas, jeta un oeil sur l'antique écran de sa console de guidage et reparti d'un pas aussi gracieux qu'un bulldozer. Il n'avait plus très loin à aller, et il n'en était plus à une heure de marche près. Il se demanda, quand même, comment faisait ces dingos pour se faire ravitailler. A moins qu'ils aient régressé jusqu'à fonder une communauté autonome. De plus en plus de micro-groupes religieux pratiquaient ce « retour à la terre », dans l'espoir de se rapprocher de Gaïa. Et généralement, ça se terminait avec une poignée de sauvage hagard que l'on voyait sortir au bout de quelques cycles d'une caverne ou d'une forêt, quand ils ne finissaient pas tous par s'enfermer dans un champs de stase en attendant des jours meilleurs. Bande de tarés.
Il ne tarda pas à poser le pied dans le bourbier que servait de village à la congrégation. Quelques blocs posés dans la boue devaient représenter leur lieu de culte. Pour le reste, quelques trous creusés ça et là devaient servir de lieux de vie à ses quelques membres. Ils étaient déjà retourné à l'état de sauvages, il ne serait pas facile d'obtenir des réponses. Il avança d'un pas découragé et chercha un responsable quelconque, qui, il le savait déjà, ne lui apprendrait probablement rien.
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Ce commandant posséde 34 systèmes solaires.
Ce commandant dirige environ 828,533 milliards de personnes.
Un souffle d'air chaud balayait la dune sur laquelle était perchée l'observateur, soulevant de vastes lames de fond composées de sable fin. Arkipelagos, cette petite planète si mal nommée, n'était qu'un vaste désert rougeâtre, parsemé ça et là d'immenses mers turquoises maintenues en place par le génie de l'équipe chargée de la terraformation. De vastes cités s'étaient installées au tour de ces sources d'eau, laissant le reste de ce monde crever d'ennui et d'oubli. Un refuge idéal pour les parias, les quelques ruines d'une civilisation depuis longtemps balayée par l'histoire offrant un couvert suffisant pour un chrystalien cherchant à se faire oublier.
Euriskhen ajustait ses jumelles pour observer plus en détail le vaste ensemble d'arches à demi effondré qui se profilait à quelques centaines de mètres de là. C'est là que se cachait le groupe qu'il recherchait, selon les données satellites. Pour peu qu'on puisse s'y fier, vu les vents magnétiques qui agitaient les couches supérieures de l'atmosphère.
Pour le moment, aucun mouvement n'était perceptible dans les ruines. Il allait falloir attendre encore, ou s'approcher. Et il n'en avait franchement pas envie. Il avait eu sa dose de tarés, et une bande de tarés sur-armés n'était pas franchement la compagnie qu'il recherchait. Le groupe « Avalanche », radicaux terroristes combattant pour le retour des territoires de l'Arche auprès de la Pax Eternalis, était plus qu'un paradoxe. Un délire obsessionnel sorti d'un esprit cinglé, suivi par quelques centaines de paumés qui avaient vu là l'occasion de retrouver un « Age d'Or » à jamais perdu, à défaut d'avoir même existé.
D'un soupir, il déplia sa longue carcasse, faisant cascader sur son corps d'un cristal pourpre quelques kilo de sable accumulé. Il fit quelques pas en direction des ruines, vers le couvert suivant. C'est là que la première explosion le surpris. Catapultant un geyser d'éclats granuleux, l'impact le fit trembler sur ses jambes. Il n'eut pas le temps de réagir qu'un second impact, le recouvrit de nouveau de sable et l'assomma à moitié. Il n'eut que le temps de se jeter à terre pour éviter le troisième tir. Sa carapace blindée lui avait permis d'encaisser le plus gros du choc, et son écran tête haute essayait d'afficher, dans le tumulte ambiant, les quelques informations que ses senseurs avaient enregistré. Deux tourelles automatiques, dissimulées dans les ruines, montaient la garde. D'un modèle ancien, mais redoutablement efficace, projetant à haute vélocité des charges explosives, capable de venir à bout d'un véhicule légèrement blindé. Un quatrième décharge, visiblement tirée au jugé par une I.A dépassée, le garda plaqué au sol, laissant le sable volatilisé le recouvrir. Autant attendre, le temps que les capteurs des tourelles se remettent en veille. Ces vieux modèles, datant de la guerre contre l'UCE, n'étaient pas reconnu pour l'efficacité de leurs systèmes de détection, et c'était déjà un miracle qu'ils aient réussi à l'apercevoir au milieu des vagues de poussières de ce désert.
Il n'eut en effet pas plus de cinq minutes à attendre avant que les grincements des affûts de tourelles, pivotant à la recherche d'une cible mystérieusement volatilisée, ne se taise. Il mis à profit ce moment de répit pour déployer sa propre arme. Le canon sorti avec souplesse du logement dans le dos de sa cuirasse, et s'ajusta sur l'épaule. Le lourd tube, enroulé d'une spirale sombre, était capable de propulser par effet d'anti-gravité un projectile à une vitesse suffisante pour traverser n'importe quel blindage. Un système copié et amélioré des canons à effet gauss, qui avait l'avantage de pouvoir utiliser n'importe quel projectile comme munition, mais était particulièrement gourmand en énergie. Le système d'analyse transmis rapidement la trajectoire au Marteau, qui en deux coups ramena aux silence les deux antiquités.
Malgré tout, l'alarme avait sûrement déjà été donné. La bonne nouvelle, c'est qu'il avait sûrement trouvé ceux qu'il cherchait. La mauvaise, c'est qu'ils disposaient de matériel militaire. Du matériel périmé, certes, mais c'était probablement largement suffisant pour venir à bout d'un porteur de cuirasse isolé.
Pas le moment de traîner. Il couvrit en quelques larges enjambées rapide la distance qui le séparait des premières ruines, et se mit à couvert derrière une large colonne de guingois. Il n'était pas venu ici pour déclencher la guerre, et il n'avait pas les moyens de la faire, de toute façon. Mais pour sa mission de renseignement, c'était foutu. Il allait falloir trouver un moyen de se tirer d'ici rapidement, et de préférence en un seul morceau. Un coup d'oeil sur les hologrammes de son affichage tête haute lui annonça qu'il ne lui restait suffisamment de batterie que pour 6 autres tirs de Marteau. Un inventaire rapide de ses armes lui appris qu'il ne disposait que de la lame repliée dans son étui d'avant bras, et d'un fusil léger à impulsion. Pas de quoi jouer au héros, donc. Un chaos de ruines devant, un large désert dégagé parsemé de dunes éloignées derrière lui. La fuite ne serait pas facile. Pas la peine de rester sur place, autant se mettre à couvert.
Le silence était retombé depuis un solide quart d'heure, et pas un bruit ne venait agitait le sinistre squelette de l'ancienne cité à moitié enfoui sous le sable. Étrange que personne n'ai réagit. Cela n'annonçait rien de bon. Il prit une profonde inspiration, et décida de partir explorer plus en avant.
Il prit le temps d'observer l'étrange architecture des lieux. De larges ovoïdes, dans lesquels s'ouvraient de façon irrégulière des ouvertures oblongues à tailles plus ou moins humaines. Peu de ses bâtiments avaient survécus à l'érosion des éléments, et il était visible que ces structures n'avaient jamais été conçu pour un désert. Quelques colonnes se tortillaient, dispersées, symbole desséché d'une architecture oubliée. Au milieu de la ville trônait une structure plus vaste, dont les vestiges annonçaient qu'elles devaient s'élancer plusieurs dizaines de mètres au dessus du reste de la cité. Il n'en restait aujourd'hui qu'un vaste pan de mur courbe, dont les multiples bas-reliefs finissaient de s'estomper.
Avançant lentement de couvert en couvert, Euriskhen arriva péniblement près des débris des deux tourelles. Les restes d'un camouflage en cristal-caméléon, abattus lorsque les machines étaient sortis de leurs cachettes, lui appris comment elles avaient pu échapper à sa vigilance. Rien à récupérer dessus, autant continuer. Et toujours aucun écho, aucune réaction de ceux sensé se planquer ici. Franchement anormal. Il lui fallut un moment avant de retrouver l'abri qui avais servis aux membres d'Avalanche. Et bien entendu, il était vide. L'ovoïde à moitié enterré, à la quelle une entrée au format chrystalien avait été taillée sommairement, recelait encore de suffisamment d'équipement pour abriter plus ou moins confortablement une dizaine de personnes. Vu la fine couche de sable blancs qui avait commencé à s'accumuler, leur départ ne devait pas dater de plus que quelques jours. Quelques jours de trop ... Il sortit pour déplier l'antenne de son transmetteur. Il fallait prévenir d'urgence ses supérieurs. Avalanche n'avait pas bougé sans raison, et on pouvait craindre que les soucis surviennent bientôt. Restait à savoir où et quand.
Derniere édition le 2007-04-30-18-13 par Arklolochaï
Euriskhen ajustait ses jumelles pour observer plus en détail le vaste ensemble d'arches à demi effondré qui se profilait à quelques centaines de mètres de là. C'est là que se cachait le groupe qu'il recherchait, selon les données satellites. Pour peu qu'on puisse s'y fier, vu les vents magnétiques qui agitaient les couches supérieures de l'atmosphère.
Pour le moment, aucun mouvement n'était perceptible dans les ruines. Il allait falloir attendre encore, ou s'approcher. Et il n'en avait franchement pas envie. Il avait eu sa dose de tarés, et une bande de tarés sur-armés n'était pas franchement la compagnie qu'il recherchait. Le groupe « Avalanche », radicaux terroristes combattant pour le retour des territoires de l'Arche auprès de la Pax Eternalis, était plus qu'un paradoxe. Un délire obsessionnel sorti d'un esprit cinglé, suivi par quelques centaines de paumés qui avaient vu là l'occasion de retrouver un « Age d'Or » à jamais perdu, à défaut d'avoir même existé.
D'un soupir, il déplia sa longue carcasse, faisant cascader sur son corps d'un cristal pourpre quelques kilo de sable accumulé. Il fit quelques pas en direction des ruines, vers le couvert suivant. C'est là que la première explosion le surpris. Catapultant un geyser d'éclats granuleux, l'impact le fit trembler sur ses jambes. Il n'eut pas le temps de réagir qu'un second impact, le recouvrit de nouveau de sable et l'assomma à moitié. Il n'eut que le temps de se jeter à terre pour éviter le troisième tir. Sa carapace blindée lui avait permis d'encaisser le plus gros du choc, et son écran tête haute essayait d'afficher, dans le tumulte ambiant, les quelques informations que ses senseurs avaient enregistré. Deux tourelles automatiques, dissimulées dans les ruines, montaient la garde. D'un modèle ancien, mais redoutablement efficace, projetant à haute vélocité des charges explosives, capable de venir à bout d'un véhicule légèrement blindé. Un quatrième décharge, visiblement tirée au jugé par une I.A dépassée, le garda plaqué au sol, laissant le sable volatilisé le recouvrir. Autant attendre, le temps que les capteurs des tourelles se remettent en veille. Ces vieux modèles, datant de la guerre contre l'UCE, n'étaient pas reconnu pour l'efficacité de leurs systèmes de détection, et c'était déjà un miracle qu'ils aient réussi à l'apercevoir au milieu des vagues de poussières de ce désert.
Il n'eut en effet pas plus de cinq minutes à attendre avant que les grincements des affûts de tourelles, pivotant à la recherche d'une cible mystérieusement volatilisée, ne se taise. Il mis à profit ce moment de répit pour déployer sa propre arme. Le canon sorti avec souplesse du logement dans le dos de sa cuirasse, et s'ajusta sur l'épaule. Le lourd tube, enroulé d'une spirale sombre, était capable de propulser par effet d'anti-gravité un projectile à une vitesse suffisante pour traverser n'importe quel blindage. Un système copié et amélioré des canons à effet gauss, qui avait l'avantage de pouvoir utiliser n'importe quel projectile comme munition, mais était particulièrement gourmand en énergie. Le système d'analyse transmis rapidement la trajectoire au Marteau, qui en deux coups ramena aux silence les deux antiquités.
Malgré tout, l'alarme avait sûrement déjà été donné. La bonne nouvelle, c'est qu'il avait sûrement trouvé ceux qu'il cherchait. La mauvaise, c'est qu'ils disposaient de matériel militaire. Du matériel périmé, certes, mais c'était probablement largement suffisant pour venir à bout d'un porteur de cuirasse isolé.
Pas le moment de traîner. Il couvrit en quelques larges enjambées rapide la distance qui le séparait des premières ruines, et se mit à couvert derrière une large colonne de guingois. Il n'était pas venu ici pour déclencher la guerre, et il n'avait pas les moyens de la faire, de toute façon. Mais pour sa mission de renseignement, c'était foutu. Il allait falloir trouver un moyen de se tirer d'ici rapidement, et de préférence en un seul morceau. Un coup d'oeil sur les hologrammes de son affichage tête haute lui annonça qu'il ne lui restait suffisamment de batterie que pour 6 autres tirs de Marteau. Un inventaire rapide de ses armes lui appris qu'il ne disposait que de la lame repliée dans son étui d'avant bras, et d'un fusil léger à impulsion. Pas de quoi jouer au héros, donc. Un chaos de ruines devant, un large désert dégagé parsemé de dunes éloignées derrière lui. La fuite ne serait pas facile. Pas la peine de rester sur place, autant se mettre à couvert.
Le silence était retombé depuis un solide quart d'heure, et pas un bruit ne venait agitait le sinistre squelette de l'ancienne cité à moitié enfoui sous le sable. Étrange que personne n'ai réagit. Cela n'annonçait rien de bon. Il prit une profonde inspiration, et décida de partir explorer plus en avant.
Il prit le temps d'observer l'étrange architecture des lieux. De larges ovoïdes, dans lesquels s'ouvraient de façon irrégulière des ouvertures oblongues à tailles plus ou moins humaines. Peu de ses bâtiments avaient survécus à l'érosion des éléments, et il était visible que ces structures n'avaient jamais été conçu pour un désert. Quelques colonnes se tortillaient, dispersées, symbole desséché d'une architecture oubliée. Au milieu de la ville trônait une structure plus vaste, dont les vestiges annonçaient qu'elles devaient s'élancer plusieurs dizaines de mètres au dessus du reste de la cité. Il n'en restait aujourd'hui qu'un vaste pan de mur courbe, dont les multiples bas-reliefs finissaient de s'estomper.
Avançant lentement de couvert en couvert, Euriskhen arriva péniblement près des débris des deux tourelles. Les restes d'un camouflage en cristal-caméléon, abattus lorsque les machines étaient sortis de leurs cachettes, lui appris comment elles avaient pu échapper à sa vigilance. Rien à récupérer dessus, autant continuer. Et toujours aucun écho, aucune réaction de ceux sensé se planquer ici. Franchement anormal. Il lui fallut un moment avant de retrouver l'abri qui avais servis aux membres d'Avalanche. Et bien entendu, il était vide. L'ovoïde à moitié enterré, à la quelle une entrée au format chrystalien avait été taillée sommairement, recelait encore de suffisamment d'équipement pour abriter plus ou moins confortablement une dizaine de personnes. Vu la fine couche de sable blancs qui avait commencé à s'accumuler, leur départ ne devait pas dater de plus que quelques jours. Quelques jours de trop ... Il sortit pour déplier l'antenne de son transmetteur. Il fallait prévenir d'urgence ses supérieurs. Avalanche n'avait pas bougé sans raison, et on pouvait craindre que les soucis surviennent bientôt. Restait à savoir où et quand.
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| "Si la pierre tombe sur l'oeuf, malheur à l'oeuf. Si l'oeuf tombe sur la pierre, malheur à l'oeuf." |


Ce commandant posséde 34 systèmes solaires.
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Le vaste bâtiment de l'Argil focalisait la lumière de façon tout à fait impressionnante. De larges rubans lumineux, provenant de l'éclairage des soleils jumeaux qui pulsaient dans le ciel, mettaient en valeur la structure qui se répandait telle une coulée de lave tout autour de l'ancien volcan gelé. Arkebuse, énorme glaçon trônant au milieux de la ceinture de minuscules astéroïdes, clignotant sous les impulsions d'une paire d'étoiles à neutrons, abritait tout les centres administratifs dont le gouvernement ne tenait pas à ce qu'ils soient trop visibles. Et vu l'impasse galactique dans laquelle ce système se perdait, l'objectif était pleinement atteint.
Anortite tournait en rond dans son immense bureau. La sculpture mouvante de sable fin qui cascadait de chaque côté de l'entrée ne parvenait pas à l'apaiser. Le bruissement continue qui en émanait en arrivait même à lui porter sur les nerfs, aujourd'hui. Il jeta un nouveau coup d'oeil au rapport qui venait d'arriver sur sa console. Mauvaises nouvelles. L'agent envoyé sur Arkipelagos n'avait trouvé qu'un repaire vide, et un projet probable d'attentat. Ils n'avaient, bien entendu, pas laissé de traces utilisables sur place.
Saleté ! Pourquoi si tôt ? Ils n'auraient pas du bouger avant un cycle ou deux, au minimum ! Ils allaient tout faire foirer, ces foutus amateurs ... Les retrouver, avant qu'ils n'arrivent dans le vaste marécage d'Arkadia, ne serait pas facile. Autant chercher un éclat de silex dans une carrière de sable. Sans compter les explications qu'il faudrait fournir. Comment justifier qu'une bande de dégénérés armés par ses soins avaient pu échapper à sa vigilance ? Pas facile.
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Le petit bureau, coincé au fond d'un couloir sombre et découpé de façon trop abrupte, résonnait des grognements de son occupant. Orkson était mal luné, pour changer, et tentait tant bien que mal de caser sa vaste carrure en travers de son siège trop petit. Il balança le dernier morceau de picea au quartz dans le coin de la pièce, au côté des emballages des autres plats rapides défunts. Iktil, tournait en rond à l'autre bout de la pièce, repoussant de temps à autre du bout du pied un obstacle de nature indéterminable, et qu'il préférait ne pas essayer d'identifier. Le travail d'enquêteur a lui aussi ses limites ...
Orkson laissa son pied retomber lourdement sur son bureau, creusant un nouvel impact aux milieux des cratères qui garnissait déjà son bureau. « Foutu bureaucrates ! Même pas foutu de nous retrouver ces putains d'archives. Des archives pénitentiaires, bordel, ça s'égare pas comme ça ! Mais qu'est c'qu'ils ont dans l'crane ... »
Iktil rejoignit de deux pas rapides le bureau. « Tu sais, avec le virus, toutes les archives ont souffert. Et celles de la police n'ont pas été épargnée. Il est plus que probable qu'elles aient définitivement disparues, et qu'il faille chercher ailleurs. »
D'un large mouvement de jambe, le gros enquêteur balaya la surface de son bureau, avant de se relever. La lampe en plastique, lointain souvenir touristique, effectua un souple rebond sur le mur avant de s'étaler mollement sur le sol. Elle en avait vue d'autre, et était la seule d'une longue lignée à avoir survécue aux coups de colère de son propriétaire. Propriétaire qui avait d'ailleurs décidé de déformer un peu plus son bureau en plaquant violemment ses deux battoirs dessus. « Ha ouais ? Et il nous reste quoi, comme piste ? Un vaste champs de stase, avec un seul survivant ? Par le slibard de Gaïa, tu crois quand même pas que notre loustic a décidé de se plonger dans l'On'meldtet avec une centaine de ratés juste par conviction religieuse, si ? Tu crois vraiment que c'est le genre de type à se plonger dans un rite de purification ? »
Son jeune adjoint, le regard passant du jaune au rouge, oscillant entre interrogation et contrariété, fit un pas pour ramasser la lampe, et la repositionna sur le bureau entre deux impacts. « Tu as probablement raison, chef. Mais alors ? Qu'est ce qu'on va pouvoir faire ? Nous n'avons pas retrouvé un seul survivant à interroger, mis à part notre suspect, et pas une archive qui traîne. Et les cocons sur place ont été bien trop endommagés pour qu'on puisse en tirer quoi que ce soit. »
Le détective se redressa de toute sa taille, et empoignant sa veste, lança avant de partir. « Fais tes bagages, on retourne au point de départ. On va faire une ballade touristique sur Arkadia. Prévoit des bottes ! »
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